Disparition : Le PCT rend hommage à Odile Christiane Nguenoni et Léopold Sedar Tsana-Banzouzi

Samedi, Novembre 12, 2016 - 15:18

Le secrétariat permanent du Parti congolais du travail (PCT), conduit par son secrétaire général Pierre Ngolo, a successivement rendu, le 10 et 11 novembre à son siège communal, un dernier hommage à deux de ses illustres compagnons: Odile Christiane Nguenoni alias Maman Titi et Narcisse Léopold Sedar Tsana-Banzouzi, tous deux membres du PCT décédés respectivement, le 1er novembre et le 25 octobre à Brazzaville.

 

Décédée à l’âge de 55 ans, Odile Christiane Nguenoni, maman Titi de par son petit nom, a été, comme l’a révélé l’oraison funèbre lue par le membre du Comité central, secrétaire à la communication et formation politique du comité PCT de l’arrondissement 3 Poto- Poto, Bernard Batantou, une grande animatrice des cérémonies de ce parti.

Très tôt, elle comprend que la musique est le meilleur moyen de transmission de la pensée. Elle apprend les arcanes de la chanson révolutionnaire dans le groupe « Les Grands Orphelins » de Joséphine Bijou.  Elle est par la suite sur tous les tréteaux, animant les festivités du parti et de l’Union de la jeunesse socialiste congolaise (UJSC), dont elle fut membre. 

L’orientation religieuse de sa production discographique n’a pas pour autant émousser son engagement politique, qui résonne en elle comme un impératif. Si bien qu’elle a toujours répondu à l’appel de la direction politique du parti quant à l’animation des grands évènements politiques du Parti congolais du travail.

L’interprétation des chansons « Ba Mama ya PCT » ou « Okondzi ya Congo » la classe parmi les grands compositeurs de la chanson engagée à l’instar de Mangungu Clé et bien d’autres.

Au nombre des témoignages recueillis sur cette artiste, on peut retenir celui de la secrétaire permanente du PCT chargée de la promotion de la femme, Esther Ayissou Gayama qui a reconnu en elle, une grande artiste ayant consacré toute sa vie à la chanson surtout révolutionnaire. « Les femmes du parti se souviennent de ses mélodies qui nous faisaient vivre. Elle a été pour notre parti une grande icône. Elle animait toutes nos cérémonies » a-t-il  dit.

Quant à Narcisse Léopold Sedar Tsana-Banzouzi, ce dernier est décédé à l’âge de 57 ans. De l’homme politique qu’il était, on peut retenir qu’il a débuté ses marques au sein de l’Union de la jeunesse socialiste congolaise (UJSC), jeunesse du parti depuis 1975.

Il a été membre du bureau du comité central de l’UJSC, premier secrétaire de la jeunesse de Makélékélé puis premier vice-président, chargé de l’organisation de la fédération nationale de la jeunesse estudiantine.

 Membre du Parti congolais du travail, Narcisse Léopold Sedar Tsana-Banzouzi a été conseiller municipal de la ville de Brazzaville, membre du conseil national de transition (CNT), secrétaire de la commission affaires juridiques et administratives de 1998 à 2002 ; député à l’Assemblée nationale, représentant la première circonscription électorale de Makélékélé de 2002 à 2007.

Dans son témoignage rendu à cette occasion, le membre du comité d’honneur du Parti congolais du travail, ancien préfet du Pool, Fulgence Milandou a dit que ce dernier était un révolutionnaire professionnel, spécialisé, fasciné par le marxisme-léninisme. Il vivait les préceptes du parti tout en étant fier d’appartenir à la « moja » c’est-à-dire l’UJSC. Il avait une grande présence d’esprit et magnait l’humour et l’autodérision. Il était permanemment dans le peuple. Narcisse Léopold Sedar Tsana-Banzouzi laisse quatre enfants. Les deux  reposeront à Brazzaville.

 

 

 

 

Jean Jacques Koubemba
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